Amphithéâtre, musée de l’Arles antique, marais aux flamants, chevaux et taureaux : en 2026, Arles–Camargue se visite à pied, à cheval, à vélo ou en bateau, selon le temps et les moyens.
En 2026, le pays d’Arles reçoit 1,8 million de touristes par an, et la ville cherche encore comment les absorber sans abîmer ce qui les attire.
1,7 million de passages en août
Plus d’un million de personnes traversent le centre-ville d’Arles chaque mois entre mars et novembre. En août 2025, ce chiffre a atteint 1,7 million, tous motifs de visite confondus. « La saison s’étend désormais de mars à novembre, comme le montrent les réservations d’hébergements touristiques », a indiqué la municipalité dans son bilan de la saison 2025. Le pays d’Arles concentre 19 % des nuitées du département des Bouches-du-Rhône, soit 8,5 millions par an selon Provence Tourisme.
Pour canaliser les flux au-delà de la ville, l’office de tourisme Arles Camargue propose depuis le 1er janvier 2026 un circuit panoramique en Camargue, programmé jusqu’au 31 décembre. Départ boulevard des Lices, quatre heures en autocar avec un guide conférencier agréé, itinéraire longeant l’étang de Vaccarès jusqu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Trente-cinq personnes maximum par guide.
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Les arènes à 170 000 entrées, le musée en retrait
L’amphithéâtre d’Arles, construit à la fin du Ier siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981, reste le premier monument de la ville. Il a accueilli 170 500 visiteurs en 2022, sur un total de 347 000 entrées dans les huit monuments municipaux, théâtre antique, thermes de Constantin, cryptoportiques, Alyscamps, cloître et église Saint-Trophime, abbaye de Montmajour compris. En 2019, avant la crise sanitaire, le seul amphithéâtre enregistrait 365 000 entrées. L’ellipse mesure 136 mètres sur son grand axe et comptait à l’origine 21 000 places réparties sur 34 rangs.
À 1,5 kilomètre au nord des arènes, le musée départemental Arles antique a enregistré 99 262 visiteurs en 2023, contre 115 724 en 2022. La cause de cette baisse n’est pas précisée dans les documents disponibles. Le musée, ouvert en 1995 en bord de Rhône, conserve notamment le chaland antique remonté du fleuve en 2004, une collection de mosaïques romaines, des sarcophages et des sculptures. En 2026, il ouvre tous les jours sauf le mardi, de 9h30 à 18h, dernière entrée à 17h30.
235 euros en semaine, 360 les jours fériés
Le tarif du circuit panoramique organisé varie selon le jour. Un guide conférencier agréé facture 235 euros du lundi au vendredi pour un groupe, 300 euros le dimanche, 360 euros les jours fériés. Pour les visites d’Arles seule, la demi-journée est à 210 euros en semaine, 255 euros le dimanche ; la journée complète, de 9h à 18h, monte à 435 euros en semaine et 600 euros le dimanche.
Ces tarifs s’entendent par guide, pour 35 personnes au maximum. Une heure supplémentaire coûte 55 euros en semaine, 65 euros le dimanche, 82,50 euros les jours fériés. Tout départ ou retour hors du centre-ville d’Arles entraîne un supplément de transport d’au moins 45 euros. Les billets d’entrée dans les monuments et les musées ne sont pas inclus. Ramenée au nombre de participants, la prestation de guidage pour le circuit panoramique revient à 6,71 euros par personne en semaine, avant tout autre frais.
Seul site de reproduction des flamants roses en France
La Camargue est le seul territoire où les flamants roses se reproduisent en France. La colonie y est sédentaire et visible toute l’année, même si une partie des oiseaux migre en hiver vers l’Espagne ou l’Afrique du Nord, selon un article de Camargue.fr mis à jour en mai 2025. Deux périodes se distinguent : de février à mai, les parades nuptiales occupent les lagunes, avec des danses synchronisées et des levers de cou ; de septembre à novembre, de grands groupes se forment avant les déplacements hivernaux.
Le parc ornithologique de Pont-de-Gau, à quatre kilomètres des Saintes-Maries-de-la-Mer, est le site le plus accessible pour observer les oiseaux de près. Ses sentiers aménagés et ses affûts au bord des bassins permettent une approche sans perturbation. Plusieurs blogs de voyage publiés en 2024 et 2025 recommandent la fin de journée, vers 17 heures, pour capter la lumière rasante et les vols de retour vers les dortoirs. « C’est en fin de journée à partir de 17h que vous devriez vivre les plus beaux moments au parc du Pont-de-Gau », a indiqué l’autrice du blog Cash Pistache en décembre 2024. Une visiteuse ayant fait le déplacement en janvier 2025 décrit « une lumière froide mais idéale pour la photo et des chemins presque vides ».
Cheval, vélo ou bateau : trois entrées dans le delta
Les centres équestres des Saintes-Maries-de-la-Mer, d’Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi proposent des sorties d’une à trois heures, en groupes de six à dix cavaliers, accessibles aux débutants. Les itinéraires traversent roselières, lagunes et bras de mer. En été, les sorties se font avant 10 heures ou après 17 heures pour éviter la chaleur. Le port du casque est obligatoire pour les mineurs. « Même avec des enfants, la Camargue peut se découvrir à cheval, à condition de respecter les consignes et de choisir une structure qui ajuste le cheval au niveau de chacun », a déclaré la créatrice du blog First Step Away en 2024.
L’agence Le Vélo Voyageur propose un séjour de cinq jours au départ d’Arles, mis à jour en octobre 2025, avec des étapes d’environ 52 kilomètres par jour. L’itinéraire couvre l’amphithéâtre, l’étang de Vaccarès, le parc de Pont-de-Gau, les salins d’Aigues-Mortes et plusieurs villages, avec transport de bagages inclus. Une version famille, en boucle de 17 kilomètres entre mas et manades jusqu’à Pont-de-Gau, peut être raccourcie ou prolongée selon l’âge des enfants. Le relief est plat, mais le vent peut être soutenu.
Les croisières sur le Petit Rhône partent des quais des Saintes-Maries, pour des durées d’une heure trente à deux heures. Les commentaires portent sur la faune, la flore et l’élevage. Certaines sorties incluent des démonstrations de travail de gardians dans des pâturages accessibles depuis le fleuve. Le safari en 4×4 « Camargue Alpilles Safari », référencé par le site régional de tourisme, propose quatre heures d’observation des marais, manades et salins à partir de 52 euros par adulte et 29 euros par enfant de moins de 12 ans.
Novembre, le mois que les guides ne mentionnent pas en premier
Juillet et août concentrent la majorité des nuitées en Provence-Alpes-Côte d’Azur. À Pont-de-Gau et aux Saintes-Maries-de-la-Mer, la chaleur, les moustiques et l’affluence imposent de décaler les sorties en dehors des heures centrales. Septembre et octobre offrent des températures encore élevées avec une fréquentation légèrement inférieure ; les taux d’occupation restent significatifs jusqu’à la Toussaint.
Plusieurs auteurs de blogs de voyage citent novembre et décembre comme les mois les plus favorables au parc de Pont-de-Gau : flamants présents, chemins dégagés, lumière d’hiver. De février à mai, les parades nuptiales constituent un autre pic d’intérêt naturaliste, mais la saison monte et les réservations se remplissent dès mars. « Les années Covid sont loin derrière : la fréquentation touristique mesurée à Arles en 2025 affiche plusieurs signes de progression », a indiqué la Ville d’Arles en octobre 2025. Ce retour à une fréquentation soutenue onze mois sur douze réduit mécaniquement les fenêtres où le territoire se visite sans contrainte logistique.